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mardi 18 juillet 2023

MESSIANITÉ, Quantique, Immanence

En termes quantiques, la messianité n’est pas un flux numériquement « un » encore corpusculaire, il se présente comme « unicité » mais il est constitué par superposition des vécus comme un « paquet d’ondes » selon l’expression classique. Si bien que toutes ces interprétations représentent une véritable « réduction » du paquet de vécus qui constituent l’événement-Christ. L’Église en particulier est la somme des dogmes rétrospectifs et des constructions macroscopiques qui détruisent la superposition christique... On évitera donc de réduire le Christ comme Messie à un événement, à une ponctualité et une coupure, soit multiples soit simples. La messianité est un dé-bord idempotent (un binaire immanent), un phénomène vectorial d’onde ou de force, mais pas de point en milieu de transcendance, l’« Envoyé » n’est pas une image spéculaire de la transcendance divine. Sur ce point, le judaïsme, trop lié à sa diaspora spatiale et temporelle, est resté dans une certaine mythologie de la transcendance et a peu inventé. Un point-Un est vide par définition, c’est à la rigueur une force répulsive ou rétractive concentrée. Une science de la messianité fait plutôt valoir sa matérialité de vécu ondulatoire ou interférent, sa plénitude posturale qui exclut la ponctualité et la représentation atomiste... L’Un que nous utilisions jadis pour dire cette immanence qui échappe à toute norme ontologique ne permettait pas, tout seul, de comprendre l’immanence en elle-même, si ce n’est à travers beaucoup d’hésitations d’écriture et la simplicité d’une causalité par simple retrait ou soustraction. Déjà nous avions dû retravailler l’Un dans de nouvelles équations idempotentes comme Un-en-Un ou Un Un = Un. Il a fallu faire de l’idempotence la neutralisation immanentale de la transcendance, non sa négation déterminée ou bien sa négation immédiate (M. Henry). Parlant apophatiquement de non-Un ou d’immanence en général, nous ne disposions pas encore de la matrice algébrique de l’immanence messianique en son autonomie et sa positivité de Même obtenues comme superposition. Cette matrice « algébrique » de l’idempotence doit s’incarner maintenant dans le vécu pour donner la constante christique ou le quantum de foi. C’est distinguer l’avant-priorité du Même et la priorité de l’Un et/ou du Multiple dont les débats nourrissent les philosophies.

LARUELLE, CF, 2014

lundi 26 juin 2023

IMMANENCE, Matrice, Transcendance

L’opération de la matrice est tout immanente même si elle met en jeu sur un côté d’elle-même la transcendance théologique la plus exacerbée qu’elle fait tomber en-immanence. Car il n’y a jamais de théologie, fût-elle en-Christ plutôt qu’en-philosophie, sans une transcendance soit déchaînée en croyance soit abaissée à la foi. La matrice suppose en général une réduction vectoriale (à la racine carrée de -1) de l’Un onto-théo-logique et doublement transcendant. Mais son effet se répartit selon une dualité ou complémentarité unilatérale d’aspects qui découle de la transformation de l’Un métaphysique toujours marqué d’une dualité en tant qu’il a affaire à la philosophie. D’une part l’Un est maintenant superposé avec lui-même, c’est ce que nous appelons l’Un-en-Un ou l’immanence radicale de la messianité. D’autre part son second aspect se manifeste comme transcendance mais cette fois tombée en-immanence et simplifiée, apportée par la messianité, c’est ce que nous appelons la foi ou le Messie-existant-fidèle.

LARUELLE, 2014, CF

jeudi 18 mai 2023

EN-PERSONNE, Un, Superposition

« En-personne » est le résultat de la « superposition » de l’Un et de la personne, de l’« en » comme en-Un ou immanence, et de la face de l’Un ou du masque de cette immanence. Or cette superposition qui n’est plus une opération philosophique comme le « Même » parménidien mais physique, du moins orienté-quantique, ne peut se dire que de vecteurs et certainement plus d’objets ou de concepts et de catégories métaphysiques. Avec cet opérateur de la superposition, nous avons déjà transformé toute la christologie en christo-fiction. « En-personne », c’est la face unique de l’Un selon un rapport-sans-rapport de complémentarité unilatérale. La face de l’Un n’ajoute rien à l’Un sinon elle-même, mais l’Un s’ajoute de manière immanente à lui-même la face ou la personne qui lui est ajoutée. Évidemment, sous le macroscope (« décohérent », diraient certains physiciens) de la philosophie, la formule perd sa superposition et se décompose dans une amphibologie ou un redoublement spéculaire, elle se bilatéralise ou devient réversible comme dans l’axiome fameux de la convertibilité de l’Un et de l’Être.

LARUELLE, 2014, CF

vendredi 28 avril 2023

CHRIST, Quantique, Théologie

"Les divers mélanges d’intuition et de concept, de donné et d’intelligibilité, d’empirisme et de rationalisme (Kant), qu’ils soient analytiques ou synthétiques, peu importe ici, relèvent tous du style corpusculaire ou macroscopique, pour reprendre ces vieux termes indicatifs de la physique, ils ne sont ni ondulatoires ni particulaires. La dualité classique de l’intuition et du concept, illustrée par les essais mémorables de Leibniz et de Kant, tombe entièrement, et le schématisme et l’auto-médiation avec elle, dans le modèle corpusculaire de la réalité qui n’est qu’un côté de celle-ci et son côté newtonien. Une physique du Christ, si elle ne veut plus risquer de donner lieu à un physicalisme, ne doit plus traiter de la complémentarité onde/particule comme une dualité macroscopique qui est en affinité avec le contexte religieux et philosophique du christianisme, ses dualités sensible/spirituel et son imaginaire psychologique. Dieu et le Christ, les paroles et les événements de l’Évangile, les dogmes auxquels ils ont donné lieu, tout ce matériel doit être traité plutôt sous la forme de dualités ou de complémentarités de type quantique, et plus précisément vectoriales ou unilatérales. La science christique qui se substitue à la christologie change du coup le visage de la théologie comme science. En tant que bâtie sur des principes tirés du modèle quantique, elle sera construite d’une part sur des propriétés algébriques comme l’idempotence et le nombre imaginaire représenté géométriquement par des vecteurs, elle donnera lieu à un formalisme de nature algébrique et sans PSM. Et d’autre part sur une matière de vécu qui ne sera plus donnée intuitivement mais matérialement par onde et particule, ce vécu étant la substance des phénomènes christiques... Nous devons alors extraire de la physique quantique positive, avec l’aide de la variable philosophique, les deux se conjuguant dans une matrice générique, le noyau d’une « pensée quantique », non pas d’un logiciel mais d’un « quantiel » ou d’une vectorialité pour de nouvelles pensées. Pensée quantique ne signifie pas que la science pourrait « penser », formule absurde, mais devenir un moyen de la pensée si l’on use de la philosophie pour cette extraction. Opération qui est l’inversion de la procédure typique de la philosophie, la science divisant le corpuscule de la philosophie, se mettant au travers du Tout et exigeant de lui que tous deux se superposent pour que la philosophie puisse non pas devenir « science », autre absurdité symétrique de la précédente, mais devenir un moyen de la science du Christ ou entrer à son service. C’est de cette manière que science et philosophie entrent dans une œuvre commune comme moyens d’une pensée non-standard. Autrement dit on ne peut sortir de cette amphibologie de la théologie traditionnelle qui mélange science et philosophie au profit de celle-ci, idéalisant ou bien « matérialisant » abusivement le Christ, que par leur conjugaison comme variables de l’objet = X nommé « Christ »... La conjugaison n’est pas ici une médiatisation ou une schématisation mais elle doit être soumise à une condition spéciale qui est la « reprise », plutôt que la répétition, de la quantique qui va se trouver en-avant-priorité...Car cette relance, loin d’être répétition, différence et identification, qui sont des opérateurs philosophiques, est une « superposition » au sens algébrique et quantique de ce terme. Une superposition produit ontologiquement de l’Un idempotent, algébrique et non métaphysique, capable de supporter une addition avec lui-même tout en restant « lui-même » ou formant une immanence vectoriale, sans devenir doublet. Addition stérile d’une synthèse qui passe par une analyse sans y sombrer, d’une analyse qui passe par une synthèse sans s’y arrêter. Elle ne vaut que de l’immanence vectoriale et non de la transcendance philosophique. Elle fait de l’Un et seulement de l’Un-en-Un avec de l’Être ou de l’Autre. L’Un qui n’est qu’Un, additionnable ou superposable avec lui-même, est sous-déterminé par rapport à son redoublement et ses identifications métaphysiques telles l’Être et l’Autre comme instances surdéterminantes. C’est le déclin ou l’abaissement générique de la transcendance théologique, sa sous-potentialisation, qui est idempotence par rapport à la toute-puissance."

LARUELLE, CF, 2014

mardi 28 mars 2023

LIVRE, Science, Un

Que fait une science en général à l’égard de son objet, que ferait la bibliologie à l’égard du livre ?... Pas de science sans cette triple postulation : 1. mise entre parenthèses de la philosophie et de la rationalité technologique ; 2. réalité, extériorité et stabilité sous leur forme absolue et non historique ou historiale ; 3. caractère non- « matériel », non- « primaire » ou transcendant, de celles-ci) ? Y-a-t-il une expérience dans laquelle nous accédions à cette réalité non-historique du livre que postulerait une bibliologie contre l’idéalisme technologique ? Elle existe, mais, par définition, elle n’est pas accessible et visible dans l’horizon des présupposés gréco-philosophiques ; elle est insaisissable pour les présupposés dits de l’« Être »... L’essence du livre telle qu’elle est inséparable de la science de celui-ci et de l’expérience que nous en avons, ne s’inscrit pas dans le Monde, dans l’Être ou dans la Machine, et pas davantage dans l’Écriture, elle n’a pas, en général, la forme de l’Autre, mais la forme non-positionnelle (de) soi de l’Un. La perspective technologique fonde un être-au-milieu du livre, mais pas une science non-thétique (du) livre, science qui cesserait de le survoler, de le faire voler et de dissoudre ainsi sa réalité... Le propre des philosophes, c’est, qu’ayant lu un livre, ils ont lu virtuellement tous les livres et accèdent ainsi à l’essence du livre. Le propre du sujet (de) la science ou de l’« homme ordinaire », c’est que lisant un livre, il se contente – en toute finitude – de lire Un livre et ne prétend pas réduire l’essence du livre à la ronde infinie de ses prédicats et à ses prédicats technologiques en particulier.

LARUELLE, 2020, NET 

LIVRE, Transcendantal, Un

Le livre universel n’est pas le livre en général,l’idéalité « livre ». C’est le livre transcendantal plutôt que transcendant. « Transcendantal » ne désigne évidemment plus ici une condition de droit, seulement logique et n’ayant de réalité que celle de l’idéalité, mais une condition réelle universelle et absolue. Le livre comme a priori universel, c’est-à-dire la « différence », jouit sans doute d’une continuité infinie ou d’une idéalité, il « vaut » pour tous les exemplaires empiriques possibles. Mais dans la mesure où cette continuité est aussi indivisible, où le Livre est donc une transcendance absolue et extatique, – non seulement une Idée, mais l’Un lui-même – elle traverse les points de signifiant et de signifié, de référent et de référé qui font les livres existants, sans s’épuiser, s’arrêter ou se fixer en eux. Le livre est bien un continuum, mais spécial : il est produit sur la ruine des continuités signifiées, signifiantes, référentes, etc., sur la ruine aussi des continuités de procédure propres à la lecture, à l’écriture, à la critique, à l’édition, etc. parce qu’il est constitué d’une nouvelle continuité qui se déploie comme la frontière de l’idéalité (divisible) et de l’Un (indivisible).

LARUELLE, 2020, NET 

mercredi 22 mars 2023

SCIENCE, Mystique, Technologie

"Si la sphère de l’enjeu, du conflit supérieur et de la topologie est par excellence la techno-logie, la science absolue renonce, elle, à poser les problèmes de la technologie en termes d’enjeu et sort ainsi du cercle vicieux d’une auto-critique de la Raison technologique. L’Un fonde une indifférence positive (elle renonce au soin, souci, intérêt à… = cercle philosophique) à la technologie et la science n’est plus elle-même une partie de son corpus comme l’est la philosophie. L’homme ne s’aliène pas dans la machine, pas plus que la science absolue dans son « objet »... Nous voyons la technologie, nous éprouvons la machine en l’Un plutôt qu’en l’Être (contre l’interprétation encore vicieuse de Heidegger). « Contemplation » immédiate et indifférente de la technologie : le « rapport » mystique (à) la technologie est non-thétique (de) soi et de celle-ci ; alors que l’éthique est encore, au moins résiduellement, un rapport thétique à la technologie, une position de celle-ci et une guerre qui lui est faite. Paix aux machines…"

LARUELLE, 2020, NET

HOMME, Automate, Technologie

"Étendre la critique de la Raison technologique aux images automatologiques de l’homme comme aux images anthropologiques de l’automate. La distinction de l’homme et de l’automate repose sur la distinction absolue, la dualité unilatérale ou irréversible de l’Un et de l’Être ; soit encore, ici du moins, de l’homme et du Monde, de l’homme et de la Technologie dans laquelle il est inaliénable... De ce point de vue, procéder à une redistribution de l’homme « comme tel » et de ses doubles automatologiques. Déplacer de toute façon le partage cartésien de l’homme et de l’automate puisque l’Un n’est plus tout à fait le Cogito. En réalité le problème est plus vaste : suggérer que la philosophie unitaire, son anthropologie et son humanisme, leurs critiques intra-philosophiques aussi, furent seulement une automato-logie fondée sur l’oubli de l’essence réelle de l’homme... La philosophie est en son fond animée par une illusion voire une hallucination automatologique de l’homme. Cela veut dire que, plus profondément que ses théories locales (mécanistes et informationnelles) des automates, ce sont les conceptions philosophiques du sujet et de l’homme, même les plus « humanistes » et les plus apparemment opposées aux automates, qui sont encore des artefacts quasi-humains ; des entités anthropoïdes voire androïdes plutôt que l’homme même. Les philosophies du sujet, le sujet dans la philosophie, même dans l’anthropologie ou l’humanisme, sont en réalité, dès qu’ils sont mesurés à l’Un ou à l’« homme ordinaire », des mixtes d’homme et d’artefact (une essence prothétique de l’homme)... On ne peut donc se contenter d’un rejet, ou d’une critique « humaniste » et « mentaliste », de l’Intelligence artificielle dont l’aspect physico-mathématique exprime plus radicalement une humanité et une subjectivité auxquelles la philosophie a opposé à tort une prétendue « objectivation » scientifique qui est seulement l’œuvre de la philosophie."

LARUELLE, 2020, NET 

vendredi 23 décembre 2011

SUPERPOSITION > Ondulation

Il y a davantage qu’un air de famille entre l’Un non-philosophique de l’Immanence radicale et la superposition quantique. L’Un glisse en-Un d’une façon parfaitement superpositionnelle. La « superposition » est une identité de type ondulatoire se substituant avantageusement aux anciennes formes philosophiques d’identité, qu’elles soient analytiques ou synthétiques. C’est une opération philosophiquement et arithmétiquement stérile (« imaginaire ») ayant cette propriété de produire du même sans avoir à le répéter, comme la vague s’ajoute à vague tout en remplissant peu ou prou le mêmes espace.

mardi 10 février 2009

UN > Philosophie

L'Un n'est jamais que le nom philosophique de l'Un-en-Un : il traduit mal l'inconsistance radicale du réel, vide de toute détermination ontologique. Cette inconsistance (réelle) implique une sorte d'indifférence (transcendantale) au matériau philosophique, dont il détermine toutefois l'usage comme occasion.

L'Un n'est détermination en-dernière-instance de la philosophie que par le moyen de la non-philosophie. Etant d'abord cause transcendantale de la force (de) pensée, on ne peut dire qu'il est l'essence de la philosophie elle-même. Cependant, en tant que clone, il détermine la philosophie à exister comme non-philosophie, et à se laisser déterminer par l'Un. On peut dire aussi qu'il est détermination-en-dernière-instance de la non-philosophie pour la philosophie, celle-là étant l'identité de celle-ci, et en ce sens il est leur essence commune.

1996, 2004

UN > Donation

La non-consistance de l'immanence radicale implique l'être-forclos du Réel à la pensée, même s'il peut aussi la donner uni-latéralement. L'être-forclos n'interdit donc pas toute causalité et toute donation, ni même une effectuation de la Vision-en-Un par la philosophie, il suspend simplement la causalité philosophique sur le Réel.

Ce que donne ou détermine le donné-sans-donation réel n'est rien moins la non-philosophie considérée comme clone de la pensée-langue-philosophique (Logos), donnée elle-même comme simple occasion délivrée du Principe de Philosophie Suffisante. 
La non-philosophie est contingente du point de vue du langage-matériau philosophique, mais nécessaire du point de vue réel de la vision-en-Un.

2004

UN > Immanence

Malgré la parenté du vocabulaire, aucune philosophie "de" l'immanence n'a posé, comme la non-philosophie, le primat du Réel sur la pensée, de l'Un sur l'Unilatéralité, du Radical sur la radicalité. 
L'Un, ou l'Immanent-en-personne, n'est pas pensable sur le mode de la transcendance (thématique ou opératoire) et reste donc inaperçu des philosophies de l'immanence (Deleuze) ou de l'auto-affection (Henry). Traiter l'immanence de manière immanente, tel est l'impératif de la rigueur.
Un est d'emblée en-Un et immanent plutôt que en-soi et intérieur : immanence donc radicale (et non absolue), non convertible avec l'Etre ou l'Autre. Cette radicalité lui confère en outre une plus grande universalité.

La Vision-en-Un inverse ou plutôt uni-verse la transcendance : elle donne en-Un l'Un-en-Un, sans altérité autre que celle d'un Autre-que (appelé aussi (Non-) Un ou Uni-latéralité) exprimant l'essence d'immanence séparée de l'Un mais non un quelconque rapport de l'Un avec l'Etre.

2004

mardi 3 février 2009

SEPARATION > Un

L'affect du Réel selon la philosophie se nomme transcendance, notamment sous la forme du chorismos (séparer et placer), à quoi l'on oppose l'être séparé immanent ou sans-séparation, et l'uni-latéralité comme type d'emplacement. Même lorsqu'il parle d'immanence, le philosophe continue de la contempler dans le Logos au lieu de la pratiquer de façon immanente, ce qui peut induire par exemple un nouveau platonisme au nom d'une dernière extériorité de la division.

L'être-séparé de l'Un ne signifie nullement que séparation ou division appartiennent à l'essence de l'Un, puisqu'il n'est pas séparé de soi mais seulement du Monde, et encore sur le mode négatif de l'Autre-que... ou bien du Futur uni-latéral. 

2004

mardi 11 novembre 2008

MULTIPLE > Un

Le Multiple apparaît comme instance apriorique au dernier niveau de la force (de) pensée, après l’Un réel et l’Identité transcendantale, sous la forme d’une transcendance ou Distance non-autopositionnelle. L’Extériorité, ramenée à son identité-de-dernière-instance-en-Un, est l’élément d’un multiple radical ou sans multiplicité (sans Unité pour le recouvrir ou l’ « ensembler »).

Toute théorie philosophique du Multiple ou bien de l’Un est structurée comme un mixte métaphysique d’Un et de Multiple. Le multiple est aussi amphibologique que l’Un et pour les mêmes raisons, la dyade Un/Multiple, l’axe vertical croisant dans la métaphysique celui, horizontal, de l’Etre/Etant.

Lorsque l’Un est reconnu lui-même comme « séparé », sans autre abstraction qu’axiomatique, de la structure à doublets croisés de la métaphysique, comme « séparé-sans-séparation », il n’est ni qualitatif (Plotin), ni quantitatif (Pythagore) ni qualitatif et quantitatif (Platon). Tout ce qui subit sa marque en tant que clone, dont le Multiple, est pareillement protégé de ces aventures.

1998

mardi 21 octobre 2008

HERESIE > Un

Parce que l'Un-en-Un (au sens non-philosophique) est l'oublié radical, il exclut l'oubli ou le retrait (au sens de l'oubli de l'Etre en philosophie).
La philosophie n'a oublié l'Un que parce qu'elle est incapable de réellement l'oublier.
Les hérétiques qui ont épousé sa cause, depuis toujours perdue, se situent comme lui hors mémoire et hors refoulement, à tout jamais exterminés.

2002

DUAL > Un

Le dual définit l'ordre général issu de l'être-forclos de l'Un et l'irréversibilité qui en découle, générant dualité unilatérale et clonage ; contraire par excellence du Mixte comme forme de la philosophie-Monde.

La philosophie réduit le dual à un couple de contraires, généralement unifiables ou réversibles.

Le dual s'appuie avant tout sur la forclusion de l'Un : il signifie moins une double donation que la forclusion du donné-sans-donation à la donation-du-donné.

La pensée du dual n'est pas décidable depuis la philosophie : son autonomie est radicale (sans être absolue).
En contre-partie le dual introduit une ouverture de pensée uni-verselle ordonnée au seul Réel.

Le dual se distingue évidemment du dualisme comme position philosophique, mais aussi de la dualité unilatérale qui s''établit non pas directement depuis l'Un mais entre le Monde et les clones de l'Un.

1998

mardi 14 octobre 2008

DETERMINATION-EN-DERNIERE-INSTANCE > Un

Il s'agit d'élucider les rapports du Réel-Un et de l'Effectivité-Monde selon une syntaxe propre au Réel, ou selon le Réel. La "détermination-en-dernière instance" désigne justement cette causalité propre au Réel, dès lors que le monde est manifesté. Cela suppose une forme d'autonomie radicale de sorte que l'Un ne s'aliène jamais dans ses effets. Il est donc nécessaire que cette causalité ne s'exerce pas directement sur le Monde. Elle se manifeste plutôt sur une instance intermédiaire et transcendantale, celle de l'Etre et de la représentation en tant qu'ils sont vus en-Un : c'est le concept de "force-de-pensée" comme "sujet" titulaire de cette causalité.

Pour cette même raison l'Un ne peut être dit cause de l'objet mais plutôt pour l'objet . Il ne s'agit donc pas seulement d'une causalité immanente de la transcendance (par émanation, aliénation, etc.) comme la métaphysique nous en fournit maints exemples, mais bien d'une causalité de l'immanence en tant que (le) Réel pour la transcendance. Encore faut-il que celle-ci se manifeste, c'est pourquoi à côté de la causalité réelle immanente existe la causalité propre à la transcendance, ou causalité occasionnelle.

Si aucune transcendance ne se présentait, la "causalité" de l'Un serait un vain mot ou au pire une idée métaphysique, par exemple une création ex nihilo ou une production technologique, alors qu'elle n'est précisément qu'une détermination-en-dernière-instance seulement. L'agir ou la causalité de l'Un, n'appartenant pas à l'essence intrinsèque de l'Un, suppose à la fois une présentation de l'être et le clonage de l'Un : l'Un n'agit pas directement, ce qui revient à dire que l'Un n'est pas "sujet". Et cependant, "dès" que l'Un agit sur le mode précédemment décrit, tout objet=X manifesté le sera en-dernière-instance "en-Un", parce que l'Un reste la "dernière" causalité, la seule qui soit inévitable et réelle. Les effets peuvent être différés ou distanciés par rapport à la cause, mais en tant que réelle celle-ci demeure indivisible, inaliénable dans ses effets.

Enfin, la détermination-en-dernière-instance produit un effet lui-même rigoureusement déterminé, à savoir une identité pour l'être et la pensée. Plus précisément, elle se manifeste sous la forme d'une "structure d'unilatéralité" qui inclut l'identité proprement dite (le clone), et l'essence propre de la transcendance (la dualité, mais vue en Un).

1996

samedi 11 octobre 2008

CLONE > Un

La philosophie n'est pas seulement donnée réellement en-Un, ce dernier assume également une fonction transcendantale, dite de "clonage", qui permet de constituer le Sujet non-philosophique à partir de la philosophie.
Il s'agit de ne pas confondre le Clone (dit également "sujet-Etranger") avec son essence (le Réel) ni bien sûr avec le matériel philosophique : il est une instance transcendantale, une vision-en-Un appropriée à tel ou tel matériau.
Le clonage et la prise en compte de la philosophie n'excèdent pas l'Un en pure extériorité, formant une dyade avec lui, puisqu'ils sont de toute façon donnés en-Un.
Enfin le clone transcendantal n'est pas lui-même un double (du Réel, ou d'une identité transcendante), mais plutôt l'identité indivise d'un doublet philosophique.
2004

CLONAGE > Un

Une théorie du clonage s'imposait dans le cadre d'une théorie de l'Identité ou de l'Immanence refusant les logiques philosophiques de l'immanence (comme inhérence à soi, devenir-immanent, etc.) qui confondent généralement l'Auto avec l'Un. En toute rigueur l’en-Un se distingue à son tour de l’Un. "En-Un" se dit évidemment du réel-Un lui-même, mais surtout du clone transcendantal en tant que reçu sur le mode de l'Un, et à la rigueur des autres représentations aprioriques mais seulement "en-dernière-instance" (elles ne sont pas directement inhérentes à l'Un). Même remarque sur la "Vision-en-Un" qui d’une part dit exactement la même chose que l'Un (pour l'Un), et d'autre part désigne toute représentation comme donnée-en-Un (et non posée ou pensée) dans son état transcendantal.

1996