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jeudi 25 mars 2010

SCIENCE GENERIQUE > Epistémologie

Comment se distribue la constante générique ? La science générique est science par essence et philosophie par existence. En effet un savoir générique possède un objet réel qui le détermine en-dernière-instance et une apparence transcendantale d’unité (le philosophable) qui ne fait que le surdéterminer. Mais par ailleurs science et philosophie ne nous sont données que sous la forme d’un doublet ou d’une différence épistémologique ; c’est donc à partir de l’épistémologie seule que leur combinaison générique peut-être construite au profit d’une pensée-science, en lieu et place justement du tout-épistémologie. Le générique est un organon destiné au traitement sans synthèse d’un ensemble de symptômes épistémologiques.

Désormais les anciens découpages dualitaires (science/philosophie, métaphysique spéciale/générale, etc.) sont relayés par la dualité unilatérale entre leur forme générique et leur forme épistémologique. Dans la nouvelle articulation, la détermination appartient au générique et la surdétermination à l’épistémologie.

2008

mercredi 19 novembre 2008

NON-EPISTEMOLOGIE > Epistémologie

"Non-épistémologie" se dit d'une théorie unifiée de la science et de la philosophie en tant qu'elle prend pour objet et pour matériau le discours qui revendique un mixte particulier de science et de philosophie : l'épistémologie.

La philosophie reconnaît l'épistémologie de deux façons, qui ne sont pas toujours exclusives : elle peut la traiter comme une continuation de la philosophie des sciences classique, cristallisée autour de la question kantienne de la possibilité de la science ; elle peut aussi la considérer comme une discipline relativement autonome, à la fois plus régionale et plus technique, extrêmement variée et multiforme quant à la nature et à l'ordre de grandeur de ses objets et de ses méthodes.

La non-philosophie considère que l'on ne peut prendre pour objet la science à la façon dont le fait l'épistémologie qui lui impose une objectivation et une réduction philosophiques, justement parce qu'une compréhension trop étroite, peu universelle de la philosophie, fait qu'elle travaille toujours sous les mêmes hypothèses livrées à la suffisance philosophique.

La dualysation de l'épistémologie en fonction de ses deux sources permet la libération de celles-ci comme ordres transcendantaux, leur unification sans hiérarchie ou non unitaire. En la transformant en matériau, la non-philosophie pourra faire usage de ces discours comme source de problèmes et de connaissances scientifiques et philosophiques nouveaux à l'occasion desquels philosophie et science travaillerons sur un pied d'égalité.

1998