LARUELLE, CF, 2014
Lexique des Termes Premiers utilisés par François Laruelle dans le cadre de la "Non-Philosophie" ou "Philosophie non-standard". Résumés ou extraits.
Affichage des articles dont le libellé est Transcendance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Transcendance. Afficher tous les articles
mercredi 19 juillet 2023
CLONAGE, Transcendance, Messianité
Comme Dernière Instance, la messianité est une superposition et donc un processus de relance vectoriale, la reprise fait partie de son essence même. Chaque relance une fois chaque fois sous-détermine la double transcendance théologique qu’elle traverse et dont elle est relativement inséparable, abaissant sa puissance à l’état particulaire... Nous savons que la messianité est un phénomène ondulatoire qui traverse de manière immanente, sous la forme « tunnel », donc en ascendant mais sans transcender une seconde ou une nouvelle fois à l’infini les montagnes de la transcendance... Mais l’effet de la messianité ne se résume pas au seul passage, ce passage de l’immanence vectoriale à travers la transcendance détache de celle-ci ou la réduit à une forme simplifiée qui ne s’ajoute pas à la transcendance, c’est plutôt sa transformation par soustraction ou abaissement de sa nature de doublet. La messianité est ondulatoire et donc relève de la vectorialité et du nombre imaginaire noté racine carrée de -1 qui a un effet soustractif. L’effet de ce passage immanent est de réduire le corpuscule à une transcendance simple, de supprimer le doublet d’origine. On dira que la transcendance simple est la forme-clone de la transcendance double, que le sujet-fidèle est le clone du sujet transcendant(al) de la philosophe. Le clonage est une répétition elle-même immanente de la transcendance, donc soustractive ou dépotentialisante... La véritable force du clone est qu’il se détache des données du monde pour acquérir un statut théorique et ontologique (« réel ») plus élaboré, il est onto-vectorial. Le sujet-fidèle est sous condition messianique et peut transformer le monde, ce sont ses « œuvres », parce qu’il est le premier transformé par la messianité. Le fidèle est « à l’image » du Christ et nullement à celle de Dieu. Le clonage est le passage des sujets de l’image de Dieu à celle du Christ.
mardi 18 juillet 2023
INSURRECTION, Messianité, Soulèvement
L’insurrection est un phénomène vectorial, une matérialité vécue structurée algébriquement ou encore plus intuitivement un ascender ou un phénomène ondulatoire naissant. Et le propre de l’ondulatoire est d’être un ascender sans extase objective. L’insurrection est avant-première et met l’ordre historique de la résurrection ou de la révolution se voulant premières sous condition. C’est la tâche des fidèles de soulever le monde comme une vague et de l’expirer comme un souffle. Les révolutions sont la manière dont l’histoire respire et souvent meurt d’étouffement. La messianité n’a jamais été une diachronie plus ou moins directe, mais un soulèvement dont l’effet est de réduire les dominations et de les conduire à leur chute dans l’immanence... Le modèle vectorial permet de penser le pur soulèvement sans le référer à un site, ce n’est même pas l’événement comme partie d’un site nommé, il n’est pas plus é-vénement qu’ex-istence, que l’ex- qui est une répétition du ex nihilo de la création, un résidu théologique. La surrection est une ascendance ou une phase qui ne va pas encore à la trans-cendance, le surgissement de l’ex-sistence en tant qu’il ne va pas à l’extase se perdant dans l’objet. Autant l’existence se referme en soi et se sature du monde, autant le sous-lèvement n’est pas encore affirmation de l’existence mais son abaissement. Le sous-lèvement est ce qui sous-vient sous la levée, ce qui se lève sans se relever. Le soulèvement n’est ni ontologique ni existential mais humain et générique, en tous cas c’est ce qui sous-détermine et ne relève pas... L’immanence de l’onde comme ascender simple ne se voit pas comme se voit la particule. Son angularité de phase ou son inapparente épaisseur n’apparaîtra que plus tard avec la chute de la transcendance, et d’ailleurs apparaîtra comme verticalité inversée, comme la chute de la grande idole... Ascente vectoriale de l’immanence et descente de la transcendance corpusculaire non pas en elle-même mais en-immanence, ces deux phénomènes vont ensemble... Quant à la « chair » qui est d’emblée « incarnation », elle est cette non-séparabilité et cette non-localité du clone comme particule, portée ou apportée par l’onde de vécu. Autrement dit, la foi est la chair elle-même en tant que corrélat de la messianité et sous-déterminée par elle. Le corps glorieux ou la chair fidèle sont le même.
LARUELLE, 2014, CF
Libellés :
2014,
Événement,
Existence,
Insurrection,
Messianité,
Soulèvement,
Transcendance
lundi 26 juin 2023
IMMANENCE, Matrice, Transcendance
L’opération de la matrice est tout immanente même si elle met en jeu sur un côté d’elle-même la transcendance théologique la plus exacerbée qu’elle fait tomber en-immanence. Car il n’y a jamais de théologie, fût-elle en-Christ plutôt qu’en-philosophie, sans une transcendance soit déchaînée en croyance soit abaissée à la foi. La matrice suppose en général une réduction vectoriale (à la racine carrée de -1) de l’Un onto-théo-logique et doublement transcendant. Mais son effet se répartit selon une dualité ou complémentarité unilatérale d’aspects qui découle de la transformation de l’Un métaphysique toujours marqué d’une dualité en tant qu’il a affaire à la philosophie. D’une part l’Un est maintenant superposé avec lui-même, c’est ce que nous appelons l’Un-en-Un ou l’immanence radicale de la messianité. D’autre part son second aspect se manifeste comme transcendance mais cette fois tombée en-immanence et simplifiée, apportée par la messianité, c’est ce que nous appelons la foi ou le Messie-existant-fidèle.
LARUELLE, 2014, CF
mardi 28 mars 2023
TRANSCENDANCE, Différence, Universel
La philosophie n’est pas une discipline scientifique, c’est toutefois une discipline objective. Si elle n’est pas scientifique, c’est parce qu’elle sort de la transcendance, mais il y a une objectivité de la transcendance. Elle a ses régularités, ses contraintes, ses lois d’essence et ses critères. La philosophie contemporaine, en particulier depuis Nietzsche et Heidegger, s’est donné un objet et une rigueur quasi-scientifiques : la recherche de l’essence formelle et réellement universelle, de la cause transcendantale des phénomènes – de leur a priori réellement universel. Sans doute la philosophie rationaliste a-t-elle toujours revendiqué l’universel. Mais c’était seulement des généralités, des essences empiriquement déterminées, régionalement localisées, qu’elle atteignait, même lorsqu’elle savait qu’il fallait distinguer entre le formel ou l’a priori et le général. L’universel véritable est sans doute le formel, ce n’est pas le général. Mais le formel n’est atteint pour lui-même, hors de ses mélanges avec l’empirique (l’exclusif) que lorsqu’il est aussi, paradoxalement, soustrait au « simplement » formel, c’est-à-dire à la sorte d’idéalité qui fait corps avec les déterminations empiriques ou exclusives, lorsqu’il devient et formel et informel. Il doit pour cela être déterminé non plus empiriquement ou ontiquement (essences logiques et mathématiques, lois physiques, formalité signifiante ; contenus sémantiques) mais par la seule « différence ». Qu’est-ce que les modernes appellent la « différence » ? Celle-ci n’a plus – tendanciellement du moins – de contenu empirique au sens d’identique à soi et donc d’exclusif, elle se définit – tendanciellement aussi par conséquent – par un trait syntaxique : un rapport (divisible) qui est en même temps un non-rapport (indivisible).Ce rapport qui est en même temps, simultanément, un non-rapport, cette transcendance finie qui est en même temps absolue, c’est cela que l’on appelle la « différence », c’est-à-dire le « même ». Le « même » se distingue tout à fait de l’être-présent, des essences et des faits, c’est l’a priori universel le plus radical que la philosophie ait élaboré.
LARUELLE, 2020, NET
Libellés :
2020,
Différence,
Formel,
Général,
Objectivité,
Philosophie,
Rapport,
Transcendance,
Universel
mardi 16 décembre 2008
PHILOSOPHIE > Transcendance
La philosophie orientale a développé le côté épékeina-physique de la transcendance, tentant d'absorber la philosophie dans la religion (théologie négative), tandis que l'occidentale, dégrisée religieusement, privilégie le côté méta-physique tout en réservant une place superficielle au premier. Pour la non-philosophie ce mélange même est constitutif de la philosophabilité, c'est pourquoi elle seule peut se présenter comme Théorie unifiée de l'Orient et de l'Occident.
2004
2004
mardi 21 octobre 2008
DISTANCE > Transcendance
Distance non-phénoménologique
La distance non-phénoménologique est le dernier a priori de la force (de) pensée extrait de la transcendance de type philosophique.
En philosophie la "distance" est un concept critique servant à distinguer des types d'espaces, ou bien de façon non topologique, à distendre ces critères sur le mode du retard ou de la différance.
En tant que non-autopositionnelle, la Distance ou l'Extériorité n'est plus que l'essence de la transcendance et plus particulièrement de l'apriorité qui donne son caractère d'organon à la force (de) pensée.
1998
La distance non-phénoménologique est le dernier a priori de la force (de) pensée extrait de la transcendance de type philosophique.
En philosophie la "distance" est un concept critique servant à distinguer des types d'espaces, ou bien de façon non topologique, à distendre ces critères sur le mode du retard ou de la différance.
En tant que non-autopositionnelle, la Distance ou l'Extériorité n'est plus que l'essence de la transcendance et plus particulièrement de l'apriorité qui donne son caractère d'organon à la force (de) pensée.
1998
jeudi 9 octobre 2008
AUTRE > Transcendance
Les trois époques de l'Autre "philosophique" le déclinent successivement comme 1) identique au pur Multiple (Platon), 2) existence irréductible au pur logique (Kant), 3) transcendance réelle ou altérité absolue (Lévinas).
Mais l'expérience de l'altérité est le symptôme d'une transcendance non-autopositionnelle, irréductible au renversement lévinassien ou à la différance derridienne. Plus précisément, l'Autre devient le mode de la force (de) pensée correspondant au matériau-symptôme de la transcendance philosophique.
L'Un et l'Autre sont sans rapport d'appartenance ou de réciprocité ; le contenu immanent de l'Un est seulement l'Un. La non-philosophie distingue pourtant trois couches dans la généralité de l'Autre, en rapport respectivement avec l'Un (l'unilatéralité), avec la Distance non-thétique, et avec l'altérité comme dimension éthique de l'exister-Etranger
1998
Mais l'expérience de l'altérité est le symptôme d'une transcendance non-autopositionnelle, irréductible au renversement lévinassien ou à la différance derridienne. Plus précisément, l'Autre devient le mode de la force (de) pensée correspondant au matériau-symptôme de la transcendance philosophique.
L'Un et l'Autre sont sans rapport d'appartenance ou de réciprocité ; le contenu immanent de l'Un est seulement l'Un. La non-philosophie distingue pourtant trois couches dans la généralité de l'Autre, en rapport respectivement avec l'Un (l'unilatéralité), avec la Distance non-thétique, et avec l'altérité comme dimension éthique de l'exister-Etranger
1998
Inscription à :
Articles (Atom)