Lexique des Termes Premiers utilisés par François Laruelle dans le cadre de la "Non-Philosophie" ou "Philosophie non-standard". Résumés ou extraits.
mardi 18 juillet 2023
SIMPLE, Science, Savoir
jeudi 18 mai 2023
EN-CHRIST, Science, Gnose
vendredi 28 avril 2023
ÉTHIQUE, Générique, Homme
LARUELLE, CF, 2014
GNOSE, Savoir, Salut
LARUELLE, CF, 2014
GNOSE, Salut, Homme
"La gnose est la dualité d’un savoir primaire ou positif impliqué comme moyen dans la transformation humaine ou la connaissance de lui-même. Il faut nous préparer à la connaissance de nous-les-humains, non pour que ce savoir s’excède une nouvelle fois, monte en puissance et se modélise lui-même comme il le fait dans la philosophie. Au contraire, il devra se soustraire à sa réflexion spontanée, s’abaisser ou être abaissé, enlevé à sa connaissance de soi telle que la philosophie la pratique. Car voici ce dont il s’agit contre tous les dogmatismes et les vaines promesses, évaluer les chances ou la « probabilité » d’un salut épistémique des humains... Il s’agit de la gnose comme connaissance véritative de salut des humains telle qu’elle est déterminée en-dernière-instance par eux-mêmes et non plus par la philosophie comme forme du monde... C’est le sens de la gnose que cette exposition à la messianité et non à Dieu, une gnose athée, non-religieuse et non-platonicienne, un acte de salut des savoirs pour les arracher à leur milieu natif d’où ils tirent leur suffisance. Leur usage générique n’est pas leur auto-exposition absolue à une dialectique mais leur reprise radicale en fonction d’une futuralité à la mesure des humains."
LARUELLE, CF, 2014
GNOSE, Savoir, Philosophie
LARUELLE, CF, 2014
CHRIST, Dieu, Gnose
LARUELLE, CF, 2014
CHRIST, Gnose, Dieu
LARUELLE, CF, 2014
GNOSE, Quantique, Christ
LARUELLE, CF, 2014
vendredi 23 décembre 2011
GNOSE > Science générique
mardi 13 janvier 2009
REBELLION > Gnose
mardi 11 novembre 2008
NON-CHRISTIANISME > Gnose
Le christianisme s'arrache au Monde et la gnose historique se retranche du Monde, mais le salut du Monde (et de Dieu) passe par le seul salut humain. Que faire donc du christianisme ? Comment se défaire de la "foi en la foi" pour acquérir l'intelligence de la foi ?
"Le-christianisme" désigne un agrégat unitaire qui doit être transformé et universalisé en un "non christianisme".
Il ne s'agit pas d'une nouvelle interprétation, mais d'un nouvel usage du christianisme à partir d'une expérience purement humaine.
Comme toujours en non-philosophie, il s'agit d'associer sans-synthèse et sans-mélange la science et la philosophie de telle sorte qu'une représentation théorique du christianisme s'en dégage, un modèle plutôt qu'une objectivation ou une essence, extérieur aux anciennes combinaisons de la raison et de la foi.
Pour éviter la christianisation du modèle lui-même, réactiver la-gnose sera le moyen d'universaliser le-christianisme dans une optique non-chrétienne, dans une posture unifiée de foi et de savoir (identiques en-dernière-identité, c'est-à-dire hors système). La modélisation non-chrétienne combine sans les mélanger la foi-qui-unit chrétienne et le savoir-qui-sépare gnostique. Dans tous les cas, la modélisation porte sur la pensée-Monde, lieu de toute transcendance, transformé en un organon de détermination du salut.
"Foi et savoir" est donc le topos le plus général résumant l'opposition du christianisme et de la gnose, vidés de leurs contenus dogmatiques.
Les mélanges et les ambiguïtés congénitales de la foi et du savoir s'expliquent par leur soumission à une transcendance elle-même complexe, que la modélisation non-chrétienne universalise sur un mode non-thétique (non-décision et non-position (de) soi).
L'opposition entre foi et savoir est transformée par la modélisation en dualité unilatérale, de sorte que la foi se dit maintenant de la complexité philosophico-religieuse (foi et savoir comme procédures occasionnelles de salut) se tenant face au savoir gnostique comme identité humaine (savoir indocte).
2002
mardi 21 octobre 2008
GNOSE > Homme
Dans l'esprit, la gnose ne part pas de questions métaphysiques posées sur l'Etre mais plutôt de l'Homme comme unique solution apportée aux questions. La gnose historique a posé pour la philosophie la question de l'Eon, de l'en-Un, pour tenter de rompre avec la généralité de l'Etre et l'autorité des Essences. Même si elle pratique encore le couplage unitaire (de l'Un et de l'Etre, mais en faveur de l'Un), elle déborde l'affect judaïque de l'Autre autant que la révolution chrétienne du sujet.
En tant qu'hérétique, la gnose fait valoir autant son esprit de séparation que son désir d'identité, et, même si elle confond encore l'Identité avec l'Unité, elle se sépare en droit de la philosophie qui réconcilie dialectiquement l'Autre et le Même, Dieu et les Hommes, et semble ainsi "récupérer" la gnose (Hegel).
La gnose, qui rêve d'une extériorité absolue au Monde, doit être encore sauvée de la transcendance. Elle doit abandonner son approche métaphysique de l'Un et sa conception mondaine de l'Homme (comme prisonnier du Monde) pour accéder à une pensée transcendantale réelle (non idéaliste, mais "à cause" du réel) et déterminée par l'Homme. Face au salut chrétien, qui se présente comme l'envers unitaire de la création (d'ailleurs manquée, selon les gnostiques), la gnose non-chrétienne cherche plutôt à sauver ensemble le Dieu créateur et le Christ sauveur, par la "grâce" de l'Homme et de son clone, le sujet-Christ Futur.
Les "nouveaux" gnostiques non-chrétiens ne rejettent pas le monde, comme les anciens, ni ne cherchent à "se" connaître en tant qu'homme et/ou sujets, à l'instar des philosophes, mais sur la base du savoir indocte humain, ils disposent de moyens "scientifiques" pour connaître (c'est-à-dire modéliser) cette forme-monde qu'est justement la philosophie.
Le mauvais théoricien qu'est le philosophe entérine l'oeuvre ratée du mauvais démiurge ; le nouveau gnostique propose une axiomatique transcendantale sur la "foi" (non-croyante) du savoir immanent de l'Homme.
"Réveillez-vous!", c'est l'injonction du philosophe qui exprime sa foi en lui-même... "Je (suis) un Eveillé donc j'éveille", c'est le théorème du gnostique (non-philosophe) qui exprime son savoir (du) réel.
2002
GNOSE > Hérésie
L'hérésie propose déjà sous sa forme historique une expérience originale du Deux basée sur une Séparation non-hiérarchisante et la revendication d'un savoir immanent. La réjection gnostique du Monde est davantage qu'une distance phénoménologique, elle est expérience d'un savoir indocte (certes non encore théorique mais vécu en-solitude) de la non-consistance humaine. Par ailleurs la doctrine dualiste écrase la double articulation onto-théologique du système philosophique avec son principe de double transcendance (meta et epekeina) hiérarchisée.
Comme la révélation n'est pas donnée en Christ pour les hérétiques, elle est donnée par la Séparation elle-même qui constitue son mode de transcendance propre et qui conditionne à son tour un savoir. C'est en-cela que l'hérésie historique, si elle n'admet pas le séparé-sans-séparation non-religieux, peut servir à modéliser le christianisme et être clonée comme sujet-Christ.
2002
jeudi 9 octobre 2008
CHRIST FUTUR > Gnose
C'est cette ultime Bonne Nouvelle qu'annonce le Christ Futur en tant que Fils de l'Homme.
2002