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lundi 26 juin 2023

IDEMPOTENCE, Générique, Théorie unifiée

L’idempotence contribue à définir la matrice générique, elle vaut pour la superposition de la science et de la philosophie, mais pour être effectuée ou réalisée pour les deux disciplines, il faut qu’elle s’incarne aussi dans la philosophie ou dans le vécu d’un sujet. Générique veut dire validité non totalisante pour les deux disciplines, ou universalité qui ne se redouble pas sur elle-même, qui disparaît même comme Tout réfléchi, donc universalité indiscernable. La clé du problème est dans l’idempotence de la science et de la philosophie qui sont le même génériquement ou en-dernière-instance. Nous avons enfin le concept rigoureux ou l’équation de la théorie unifiée = le Même comme superposition idempotente... L’unification reste la plupart du temps un principe transcendant, et ce type d’unification reste alors de l’ordre du symptôme, seule la science quantique de la philosophie est la forme immanentale et non transcendante de la théorie unifiée.

LARUELLE, 2014, CF

mardi 3 mai 2011

NON-MARXISME > Théorie unifiée

Si le style du non-marxisme est bien l'universel, le marxisme n'aura été qu'une spécification du non-marxisme. Les théories unifiées (non-marxisme, non-psychanalyse, etc.) sont des organon uni-versels, mais spécifiés régionalement, destinés à transformer les mixtes régionaux-fondamentaux de la pensée-monde. Le programme des théorie unifiées est l'uni-versalisation, non-philosophique et non-encyclopédique, des savoirs existants. Pratiques théoriques, elles usent de la philosophie et des sciences humaines, tout en faisant cesser la guerre entre elles. 
Ce sont des organon transcendantaux plutôt que logiques, produisant une pensée pour le monde, sur la base d'un réel-sans-réalité que la pensée ne peut représenter en aucun cas. Mais ce sont aussi des pensées "à symptômes" découvrant les idéologies, les sciences et les philosophies comme effets du Réel. Marx et Freud sont les symptômes de disciplines distinctes de la science et de la philosophie qui pourront en produire une théorie "unifiée" non totalisante. Le non-marxisme ne dépasse pas le marxisme, et ne le rectifie pas seulement en théorie : il va vers lui, il le découvre en négatif ("non-") tel un effet du Réel. C'est pourquoi le théorique unifié est avant tout performation, pratique déterminée en-dernière-instance par la praxis réelle.
C'est ainsi que le non-marxisme est une théorie unifiée (pratique et théorique) à double-unique aspect théorique (scientifique et philosophique) et à double-unique objet (l'économie et la philosophie comme contenu unifiée de la pensée-monde).

jeudi 25 mars 2010

GENERIQUE > Théorie unifiée

La constante générique délivre la matérialité du philosophable dans toute son étendue. Celle-ci est apportée non-dialectiquement aux décisions de la science générique, comme une apparence non plus objective mais uni-jective.
Privés de la suffisance épistémologique les divers savoirs seront dits en-semblisés ou objets de théories unifiées. L’en-semblisme pourra se dire de théories unifiées génériquement selon cette dualité unilatérale de l’en (l’Un)-semblité (le semblant ou l’apparence philosophique).

Par exemple, l’un des effets de la constante générique est d’annuler l’opposition criticiste de la chose en soi et de l’objet de connaissance, dès lors que l’homme-en-personne assume les deux instances sans contradiction, d’une part comme déterminé radical et vécu immanent, d’autre part comme détermination subjective de la sphère de la connaissance phénoménale. Autre exemple d’unification-sans-synthèse : celle des deux modèles physiques classiques, l’étendue cartésienne et le vide atomique gassendiste, unifiés dans un nouvel espace donné sur le mode de l’humaine immanence, dépourvu de tout fondement intuitif ou apriori mathématique.

Le générique comme identité indivisible mais duale n’est évidemment pas réductible au genre biologique, toujours découpé sur un savoir en recherche d’unité. On ne peut davantage rabattre les postures génériques sur les quatre « procédures de vérité » mises en avant par le platonicien Badiou, lesquelles ressortissent encore à l’opposition du général et du local. La dualité générique est bien moins hiérarchique que celle du global et du local, ou du général (philosophique) et du régional (idéalisé) : elle passe entre le générique unilatéral préservant l’objet comme unijet, et le Tout-philosophie général déjà dédoublé et objectivant.

La posture scientifique et la philosophique s’appellent l’une l’autre tout en demeurant radicalement hétérogènes : la science implique (se réservant le pouvoir d’implier) la philosophie, tandis que la philosophie présuppose (en l’idéalisant réflexivement) la science.
La science et la philosophie sont toutes deux transformées et sortent de leur hiérarchie : elles se complètent dans un non-rapport au sens où la première fournit l’essence comme dualité unilatérale, et où la seconde fournit l’existence (le philosophable) comme dualité unifiée.

2008