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lundi 16 février 2009

UTOPIE> Philosophie-fiction

La philosophie, soi-disant chasseuse d’utopie, est elle-même une utopie du passé qui se consacre surtout à sa propre survie en entretenant le mythe increvable de sa propre mort. Elle insiste sur son mode propre qui est le harcèlement dans la pensée, le harcèlement pour se conformer à la production et à l’histoire.

Cette utopie trop mondaine et pas assez humaine, la non-philosophie veut la porter au rang de philosophie-fiction rigoureuse, consistant à fabriquer des utopies avec le matériel philosophique existant, mais des utopies négatives dépourvues de toute détermination positive.

Les énoncés non-philosophiques conjoignent un aspect d’axiome (mathématique) et un aspect d’oracle (philosophique). Leur style général est celui de la radicalité, c’est-à-dire les conditions minimales d’une pensée à la fois rigoureuse et féconde.

Aux utopies-mondes, la non-philosophie substitue des clones unilatéraux, les utopies-univers, dont le but est l’inversion radicale de la philosophabilité et de la forme-monde en général.

C’est donc l’Homme qui, en tant que titulaire d’un futur a-temporel, peut déterminer ces utopies ; et c’est le clone transcendantal qui en assume la mise en œuvre discursive.

2004

UTOPIE > Non-Philosophie

L'immanence dont est capable la philosophie ne relativise que la transcendance thématique, tandis que la non-philosophie, loin de thématiser le Réel, pense en-Réel ou pense utopiquement le Réel comme un futur affectant le monde et le sujet. Ce non-lieu ou ce plan opératoire que suppose la non-philosophie est vide de connaissance, mais c'est à partir de lui qu'un sujet peut penser et connaître.
N'ayant aucun contenu, le présupposé n'engendre rien à partir de lui-même, il détermine juste la structure des pratiques engendrées par le monde.
L'unilatéralité comme futur (l'"Autre que") radicalise le non-lieu de l'objet réel et du métalangage scientifiques. La non-philosophie pose le non-lieu axiomatiquement, comme identique à l'en-Homme, et non spéculativement comme la négation (s'auto-posant) elle-même.

2004

UTOPIE > Pratique

La non-philosophie est une pensée à présupposé (et non à présupposition) de type "pratique transcendantale".
Le terrain de la pensée doit être double mais en-Un : spéculatif et pratique, ce dernier étant réellement déterminant. Or une pratique ne "fait" pas "monde", c'est pourquoi elle caractérise le Réel humain comme u-topie radicale.
Les philosophies n'ont proposé que des versions imaginaires (sociales et politiques, artistiques) de l'utopie, soumises aux indéterminations de l'altérité. Tandis que la non-philosophie en fait un usage de "table rase" strictement négatif.
La vocation de l'utopie est de venir unilatéralement au monde, non d'être décalquée du monde.
Jusqu'à présent les utopies imaginaires n'ont fait qu'imiter l'histoire monde, par scission ou déplacement des frontières.
L'utopie hérétique est une intention vide puisant sa dernière force dans l'Homme-en-homme, bien qu'elle utilise des moyens mondains transformés, justement en tant qu'utopie de transformation et non d'imitation.

2004

mardi 21 octobre 2008

HERESIE > Utopie

Si les hérésies religieuses se voulaient utopiques et n'étaient qu'imaginaires, l'hérésie non-philosophie est l'utopie du Réel en tant qu'Homme-en-personne non-représentable, Vécu-sans-vie capable de changer la vie.
L'utopie ne consiste pas à réveiller des hérésies imaginaires, ni à prend la place de la philosophie et de la religion, mais à revendiquer la non-place de l'Homme-en-personne par la résistance du sujet-Christ dans le Monde.
L'hérésie n'est pas un espoir révolutionnaire, un point de vue sur le monde ou une volonté ascétique et nihiliste, mais une pauvreté d'esprit et une pensée rien-qu'humaine, l'ascèse immanente d'être-homme seule capable de donner le Monde

2002