Si le style du non-marxisme est bien l'universel, le marxisme n'aura été qu'une spécification du non-marxisme. Les théories unifiées (non-marxisme, non-psychanalyse, etc.) sont des organon uni-versels, mais spécifiés régionalement, destinés à transformer les mixtes régionaux-fondamentaux de la pensée-monde. Le programme des théorie unifiées est l'uni-versalisation, non-philosophique et non-encyclopédique, des savoirs existants. Pratiques théoriques, elles usent de la philosophie et des sciences humaines, tout en faisant cesser la guerre entre elles.
Ce sont des organon transcendantaux plutôt que logiques, produisant une pensée pour le monde, sur la base d'un réel-sans-réalité que la pensée ne peut représenter en aucun cas. Mais ce sont aussi des pensées "à symptômes" découvrant les idéologies, les sciences et les philosophies comme effets du Réel. Marx et Freud sont les symptômes de disciplines distinctes de la science et de la philosophie qui pourront en produire une théorie "unifiée" non totalisante. Le non-marxisme ne dépasse pas le marxisme, et ne le rectifie pas seulement en théorie : il va vers lui, il le découvre en négatif ("non-") tel un effet du Réel. C'est pourquoi le théorique unifié est avant tout performation, pratique déterminée en-dernière-instance par la praxis réelle.
C'est ainsi que le non-marxisme est une théorie unifiée (pratique et théorique) à double-unique aspect théorique (scientifique et philosophique) et à double-unique objet (l'économie et la philosophie comme contenu unifiée de la pensée-monde).
Lexique des Termes Premiers utilisés par François Laruelle dans le cadre de la "Non-Philosophie" ou "Philosophie non-standard". Résumés ou extraits.
mardi 3 mai 2011
NON-MARXISME > Théorie unifiée
NON-MARXISME > Universalité
L'universel devient le style des disciplines non-philosophiques, tandis que la généralité et la représentation demeurent celui de la philosophie. L'universel s'applique seulement à l'identité radicale, sans la division de la représentation, sans ses modes de généralité et de totalité. L'universel ne va pas de l'expérience vers l'Idée, mais de l'abstrait axiomatique du Réel vers l'expérience, par la voie d'une explication transcendantale et a priori.
C'est ainsi qu'on fait du Matérialisme historique la simple spécification d'une axiomatique uni-verselle. La conjoncture cesse d'être déterminante pour la définition a priori du marxisme, surtout dans son essence universelle. Pas plus que la philosophie elle-même, l'histoire n'est autre chose qu'un simple apport (du point de vue du matériau) et un simple aspect (dans la théorie unifiée) pour la théorie unifiée non-marxiste.
NON-MARXISME > Pratique théorique
Une pensée de la dualité uni-latérale induit un style théorique et pratique nouveau, car l'unilatéral n'est pas autre chose que le noyau réel de la contradiction. Le matérialisme parvient à nommer des dualités unilatérales (MH et MD par exemple), mais c'est pour les réinscrire aussitôt dans un horizon de réciprocité typiquement philosophique, et la dualité bilatérale "revient" à une identité supérieure non avouée. Le style non-marxiste introduit à une radicalité de la pratique, là où le style philosophique reste une technologie transcendantale, et finalement une interprétation. Le couple interprétation/transformation du Monde doit lui-même être unilatéralisé. Le non-marxisme n'est pas révolutionnaire mais rebelle ou, mieux, hérétique, parce que la pratique théorique uni-latérale n'est réductible ni à l'illégalisme ni à la loi. La décision non-marxiste, déterminée par le Réel et vécue par le sujet-Etranger comme une identité-de-dernière-instance, n'engage à aucune intervention pratique dans le Monde : elle est déjà pleinement pratique.
mercredi 23 février 2011
NON-MARXISME > Réel
Arracher le marxisme à la métaphysique est une illusion tant qu'il n'est pas arraché à la suffisance philosophique, croyance au Réel et désir du Réel. Changer réellement de terrain, c'est admettre l'être-donné du terrain, et c'est acquérir axiomatiquement un nouvel objet, la pensée-monde comme unification du capitalisme et de la philosophie. Depuis le terrain du Réel radical, forclos à la théorie, on peut identifier dans le matériau marxiste la droiture d'une intention théorique d'unification intime de la science et de la philosophie. Ce qui est proposé avec le non-marxisme, c'est un minimalisme, mieux une paupérisation du marxisme. Comment faire de la philosophie un simple apport, à égalité aux autres, dessaisi de sa suffisance, sinon en la déterminant en-dernière-instance par un Réel non-politique autant que non-scientifique et que non-philosophique ? Le non- ne peut avoir ici d'autre "contenu" que l'immanence radicale du Réel. (2000)
MARXISME > Philosophie
Le marxisme entretient avec la philosophie un rapport à la fois interne et externe. Il est d'abord philosophique par ses références hégéliennes et plus profondément par son fond platonicien refoulé. Il comporte aussi une face anti-philosophique, mais qui se complète toujours d'une pratique idéaliste-philosophique… Sa normalisation philosophique, opérée dès Marx, constitue au fond sa déviation principale. Elle se déploie sur un axe qui va de la tradition marxiste-léniniste comme philosophie à l'usage du prolétariat, jusqu'au refus du même léninisme, par le retour à l'immanence soit des textes (Althusser) soit de la force de travail (Henry).
Mais quelque soit son mode de normalisation, le marxisme demeure davantage une interprétation du Monde qu'une transformation du Monde. Marx est un "non-philosophe" dans la stricte mesure où la philosophie peut toujours se dénier elle-même sous la forme du matérialisme, pas au-delà. (2000)
MARXISME > Symptôme
La position marxiste dans la philosophie est le symptôme d'une posture plus universelle (uni-verselle) que la philosophie. La doctrine marxiste et sa tradition sont prises ensemble comme un symptôme d'un statut inséparablement théorique et expérimental. Le concept fondamental de la syntaxe qui nous sert de symptôme est celui de la détermination-en-dernière-instance, propre au matérialisme historique, tandis que le concept du Réel qui nous sert de symptôme est celui de la matière et de son immanence, propre au matérialisme dialectique. En plus de cette fonction de symptôme, tout le système d'axiome du marxisme est déplacé uni-latéralement de la fonction de détermination (tenue ici par la non-philosophie) à celle de cause occasionnale.
MARXISME > Théorie
Il importe de retrouver l'axe probable du marxisme comme style théorique émergent et universel. De son côté Marx découvre pratiquement la théorie unifiée de l'histoire-société, mais il la restreint d'emblée à cet objet et surtout il ne l'extrait pas d'une primauté principielle de la philosophie. Le non-marxisme conserve le type général d'hypothèse selon lequel le Réel détermine en-dernière-instance la théorie qui lui est adéquate, mais en le transférant sur le terrain du Réel immanent. Enfin le non-marxisme maintient la Théorie comme unification de la philosophie et de la science, mais cette fois sans les synthèses abstraites de la philosophie (par exemple la distinction du matérialisme dialectique et du matérialisme historique). (2000)
MARXISME > Non-philosophie
Plusieurs transformations de type non-philosophique sont nécessaires pour débarrasser le marxisme des antinomies philosophiques qui l'encombrent. 1) Une uni-versalisation du concept de "base" ou d'infrastructure, sous forme d'une immanence radicale (présupposé "réel"). 2) Une uni-versalisation syntaxique, sous la forme d'une axiomatisation de la causalité dite "DDI" (causalité autre que matérielle). 3) Une théorie unifiée de la science et de la philosophie. 4) Une unification toujours en-dernière-instance des autres antinomies comme théorie et pratique, etc. 5) Une levée de la suffisance philosophique et une critique de l'hallucination-monde, qui va au-delà de la critique de l'idéologie. 6) Une transformation du concept de "science (historique) de l'idéologie" vers une "science transcendantale" identiquement scientifique et philosophique de la pensée-monde. (2000)
mardi 22 février 2011
MARXISME > Conjoncture
Le marxisme, une doctrine qui a échoué ? Il n'est pas question de laisser aux déserteurs (du marxisme ou de la pensée en général), ni inversement aux tenants du "retour", le soin de commenter le supposé échec du marxisme. La bonne démarche ne doit pas être de fuir le marxisme mais d'aller vers lui, et l'assumer dans une posture susceptible de donner l'explication de cet échec comme d'une nouvelle conjoncture. Les échecs du marxisme sont multiples, hétérogènes et incommensurables. Un échec de type scientifique ? En fonction du critère de Popper, l'hypothèse de son universalité aurait été contredite expérimentalement et infirmée, mais pour cette raison même elle conserverait sa positivité scientifique et ne serait pas la sanction d'une thèse métaphysique sur l'histoire. Un échec de type philosophique ? S'il y a une obsolescence philosophique du marxisme, elle n'a pas plus de validité que l'obsolescence continue des décisions philosophiques qui forment la tradition. Comme philosophie, le marxisme n'a pas d'objet, sinon l'Etre (comme matière), mais il veut aussi intervenir dans l'histoire qu'il ne fait que transcender ; c'est pourquoi l'échec était inévitable, mais ce n'est pas l'échec qui est mauvais, c'est la croyance qu'une philosophie particulière (le matérialisme dialectique) était la philosophie pour le prolétariat et donc pour l'homme. Or le marxisme n'est ni une science ni une philosophie séparées, mais l'unité des deux sur le mode encore divisé de la philosophie.
Pour nous la conjoncture adéquate est le marxisme inséparable de son échec autant qu'irréductible à lui : son échec supposé cesse d'être une simple supposition pour acquérir la réalité d'une conjoncture universelle. C'est donc notre conception mondaine de la conjoncture comme "historique" que nous devons transformer par une conjoncture qui ait la forme du Monde. Peut-être l'échec du marxisme est-il plus profond que son seul passage à l'acte ou au réel de l'histoire, peut-être y a-t-il un échec plus profond qui relève d'une illusion transcendantale propre à ce genre de théories encore dominées par la philosophie ? Le concept strictement marxiste de la conjoncture (lui-même historiciste, par exemple l'argument d'une "nouvelle donne capitaliste") ne peut expliquer l'échec. Il importe de forger un concept nouveau de la conjoncture, non plus comme simple accident ou présent historique mais comme mode de la pensée-monde, capable de servir de matériau non-historique, lui-même universel, au non-marxisme. Co-existant avec l'horizon du marxisme, lui co-appartenant, l'échec remplit alors une nouvelle fonction dite "occasionnale", non de simple occasion historique pour "renouveler" le marxisme à la manière des néo-marxistes, mais de causalité théorique ou d'invention d'un non-marxisme, d'une répétition-sans-retour.
La nouvelle occasionnalité définie est davantage qu'une simple opportunité (révision, refonte, etc.) : il ne s'agit plus d'intervenir (sur) mais d'inventer (à partir de). Il faut une découverte "inactuelle" (un Réel non-matériel et non-historique) pour faire apparaître son actualité future, à inventer. On ordonnera l'ensemble du matérialisme historique et dialectique non pas directement à cette nouvelle infrastructure mais à une théorie selon celle-ci et qui usera du marxisme comme d'un matériau de symptômes et de modèles restreints pour l'élaboration de ses propres catégories. Le marxisme est une théorie universelle du Monde, mais avortée, encore sous l'emprise d'une téléologie philosophique ; le problème de sa radicalisation sera d'isoler ce noyau d'universalité symptômale. (2000)
mardi 11 janvier 2011
MATERIALISME > Réel
Comme matérialisme le marxisme renvoie la philosophie à l'état de position idéaliste, mais il le fait en la présupposant encore et la rejoignant par son usage de la dialectique. Ses opérations restent philosophiques (et donc idéalistes), même si le présupposé du Réel est acquis face à la transcendance de la superstructure. Mais d'un côté le Réel comme matière ou base immanente n'est pas l'immanence radicale, de l'autre la conscience et la superstructure n'épuisent pas toute transcendance. Le marxisme ne peut donc effectuer la théorie complète de la philosophie, ni objectiver les conditions corolaires d'un capitalisme vraiment universel - d'où son échec face à celui-ci. Explicitons. En non-marxisme, la position matérialiste ne peut être que le symptôme d'une immanence réelle non positionnelle de soi, c'est-à-dire non prélevée sur la positionnalité philosophique. C'est l'immanence de l'identité comme telle et non celle de l'individu concret (vivant, travaillant). Elle conditionne une transcendance large, une aliénation mondaine économico-philosophique, dont la conscience n'est qu'une figure symptomatique réduite : entre deux, intervient une causalité de l'identité réelle dont la "causalité-en-dernière-instance" des marxiste n'est elle-même qu'un symptôme limité. (2000)
NON-MARXISME > Marxisme
Avec le non-marxisme, il ne s'agit pas de proposer une nouvelle interprétation du marxisme ou d'y ajouter un nième amendement ; il s'agit au contraire de retirer au marxisme ses postulats philosophiques, l'appauvrir philosophiquement. La prolétarisation du marxisme n'a pas encore eu lieu, à cause même de ses divers amendements philosophiques. Seule une pratique (théorique) non-marxiste peut nous éviter le cercle (théoriciste) d'un marxisme appliqué à lui-même. Le projet est de mettre en évidence un noyau non-marxiste universel pour le marxisme et à partir de lui, comme matériau, symptôme et modèle. Cette universalisation porte autant sur son objet (le capitalisme et ses conditions philosophiques) que sur lui-même en tant que science et philosophie, ou théorie et pratique. Cet objet, le marxisme lui suppose toujours une certaine universalité, mais liée à l'histoire (le "monde moderne", par ex.) ; le non-marxisme le transforme en Monde au sens le plus universel : il comprend désormais le capitalisme et ses modes de fonctionnement (la contractualité par exemple) plus l'ensemble, structuré en essence, de ses conditions philosophiques. Le capitalisme universel se soutient désormais de l'Idée même de la philosophie. Sa forme de pensée apparaît ensuite comme identiquement scientifique et philosophique. Dans le marxisme cette identité reste dialectique et donc philosophique (y compris sous sa forme maoiste : contradiction principal/secondaire) puisque la philosophie y apparaît deux fois, comme terme de la synthèse et comme synthèse. Tandis que le non-marxisme est une théorie unifiée (et non unitaire) du marxisme et de la philosophie, unifiant les moyens théoriques (scientifiques) et philosophiques depuis une identité réelle comme cause-par-immanence, et sous l'égide d'une logique spécifique non-dialectique : la détermination-en-dernière-instance. (2000)
mardi 14 décembre 2010
Bibliographie de François Laruelle
THESE DE 3è CYCLE : "Les données immédiates de la manifestation. Essai sur Ravaisson". Doctorat de 3è cycle, sous la direction de Clémence Rammoux, Paris X, 1969
THESE DE DOCTORAT D'ETAT : "Économie générale des effets d'être". Sous la direction de Paul Ricoeur, 1975
Nouvelle version abrégée : "Au-delà de l'Idée".
PHILOSOPHIE I
1971 - Phénomène et différence. Essai sur l'ontologie de Ravaisson, Paris, Kincksieck
1976 - Machines textuelles. Déconstruction et libido d'écriture, Paris, Seuil
1977 - Nietzsche contre Heidegger. Thèses pour une politique nietzschéenne, Paris, Payot
1977 - Le déclin de l'écriture, Paris, Aubier-Flammarion
1978 - Au-delà du principe de pouvoir, Paris, Payot
PHILOSOPHIE II
1981 - Le principe de minorité, Paris, Aubier Montaigne
1983-1985 - Pourquoi pas la philosophie ? (I : Descartes, mission terminée, retour impossible ; II : Les crimes de l'histoire de la philosophie ; III Théorie de la décision philosophique ; IV : Le philosophe sans qualités ; V : Le mystique, le pratique, l'ordinaire ; VI : Métaphysique du futur, Paris, Cahiers édités par l'auteur.
1985 - Une biographie de l'homme ordinaire. Des Autorités et des Minorités, Paris, PUF
1986 - Les philosophies de la différence. Introduction critique, Paris, PUF
1989 - Philosophie et non-philosophie, Liège-bruxelles, Mardaga
1991 - En tant qu'un. La "non-philosophie" expliquée aux philosophes, Paris, Aubier
1992 - Théorie des identités. Fractalité généralisée et philosophie artificielle, Paris, PUF
PHILOSOPHIE III
1995 - Théorie des Etrangers. Science des hommes, démocratie, non-psychanalyse, Paris, Kimé
1996 - Principes de la non-philosophie, Paris, PUF
1997 - L'hypothèse non-borgésienne. Essai sur le livre et la bibliothèque (en allemand), Stuttgart, Jutta Legueil
1998 - Dictionnaire de la non-philosophie (& collaborateurs), Paris, Kimé
2000 - Ethique de l'Etranger, Paris, Kimé
2000 - Introduction au Non-Marxisme, Paris, PUF
PHILOSOPHIE IV
2002 - Le Christ futur, une leçon d'hérésie, Paris, Exils
2003 - L'ultime honneur des intellectuels, Paris, Textuel
2004 - La Lutte et l'Utopie à la fin des temps philosophiques, Paris, Kimé
2007 - Mystique non-philosophique à l’usage des contemporains, Paris, L'Harmatan (coll. Nous, les sans-philosophie)
PHILOSOPHIE V
2008 - Introduction aux sciences génériques, Paris, Ed. Petra (coll. Transphilosophiques)
2010 - Philosophie non-standard, Kimé (bibliothèque de Non-philosophie)
2011 - Le concept de non-photographie / The concept of non-photography (Urbanomic / Sequence Press)
2011 - Anti-Badiou. Sur l'introduction du maoïsme dans la philosophie, Kimé (bibliothèque de Non-philosophie)
2012 - Théorie générale des victimes, Fayard/Mille et une Nuits
2014 - Christo-fiction. Les ruines d'Athènes et de Jérusalem, Fayard
2015 - En dernière-humanité. La nouvelle science écologique, Editions du Cerf
1973
1976
1978
1979
- Edmond Jabès ou le devenir juif (Critique n° 385-386)
1980
- Au-delà du pouvoir (ibid.)
- Homo ex machina. Comment on devient homme-machine (Revue philosophique de la France et de l'Etranger n°105 ou 170)
1981
- Du monde comme méthode (colloque Merleau-Ponty, mai 1981 à Paris, paru in "Merleau-Ponty, le psychique et le corporel", Aubier-Montaigne, 1988)
1982
- Projet d'une philosophie du Livre (Obsidiane n°5)
- Anti-Hermès (Colloque "Gadamer et l'Herméneutique", par chez W. Fink, Coll. UTB, in "Text und Interpretation", Ph. Forget Ed.)
1983
- Descartes, mission terminée, retour impossible (Pourquoi pas la philosophie ? n°1, avril)
- Etho-techno-logie : de l'éthique en milieu technologique intense (Annales de l'Institut de Philosophie et de Sciences morales, Bruxelles, 83)
- Le renversement pédagogique et l'inenseignable (in "Les crimes de la philosophie", Recherches n°49)
- Les crimes de l'histoire de la philosophie, (Pourquoi pas la philosophie ? n°2, octobre)
1984
- Théorie de la Décision philosophique (Pourquoi pas la philosophie ? n°3 fevrier)
- Le philosophe sans qualités (Pourquoi pas la philosophie ? n°4, octobre)
- Programme pour une critique de la Raison technologique (CIPH, résumés 1984-85)
1985
- Métaphysique du futur (Pourquoi pas la philosophie ? n° 6, octobre)
- Rapport pour le programme STS du CNRS : "Logique philosophique et logique technologique" (avec G. Hottois et A.F. Schmid)
1986
- Questions écrites à Alain Renaut (Bulletin de la société française de philosophie n°122-123)
- Entretiens avec J.D. Wagneur (in Roman n°14, Paris, Les Presses de la Renaissance) (repris dans En tant qu'Un)
- Une fiction non-thétique (in Des Arts n° 3-4) (repris dans Philosophie et Non-Philosophie)
1987
- Qui sont les Minorités et comment les penser ? (in Etudes polémologiques n° 43, Paris)
- Discussion entre F. Laruelle et X.Q. Bui (in Cahiers universitaires catholiques, n°6)
- La philosophie devant l'intelligence artificielle (Le Cahier du CIPH n°3)
- Pour une science de la décision philosophique (Le Cahier du CIPH n°4)
- Réponse à Serge Valdinoci et P.-J. Labarrière (Le Cahier du CIPH n°4)
- Programme (La décision philosophique (=DP) n°1)
- Théorèmes de la Bonne Nouvelle (DP1)
- Variation sur un thème de Heideggez (DP1)
- L'essence de la science : une description non-épistémologique (DP3)
- Biographie de Solitude (DP3)
- Abrégé d'une science humaine de la philosophie (DP3)
- Octonaire de la suffisance philosophique (DP3)
- Exercice sur Péguy : " une philosophie qui ne vient pas faute éternellement " (DP3)
1988
- Les deux sources de l'éthique en régime technologique (in Aspects éthiques de la philosophie de la technique, Ed. de l'ULB, Bruxelles, 88)
- Pour une critique réelle de la raison pédagogique (CIPH n)5)
- Pour une philosophie artificielle (in Mélanges offerts à Alain Robinet, Ed. de l'ULB, Bruxelles 88) (repris dans Théorie des étrangers)
- Sur la possibilité d'une déconstruction "non-heideggerienne"
- Introduction à la vision-en-Un (DP5)
- Controverse sur la possibilité d'une science de la philosophie (avec Derrida) (Forum du CIPH)
- Lettre à Deleuze (DP5)
- Du noir univers dans les fondations humaines de la couleur (DP5)
- Variations sur Leibniz (DP5)
- Lettre ouverte aux professeurs de philosophie (avec S. Valdinoci) (DP5)
1989
- Le concept d'analyse généralisée ou de "non-analyse" (Revue internationale de Philosophie n°43)
- L'ange de l'analyse et la simple humanité (in Les Etudes philosophiques)
- La No-Filosopfia de lo Uno. Dialogo con F. Laruelle, avec Humberto Giannini, Carlos Ruiz, Miguel Vicuna (in Numero Quebrado n°2, Chile)
- La méthode transcendantale (in L'univers Philosophique, PUF)
- Marges et limites de la philosophie (in L'univers philosophique, PUF)
- L'unité de l'homme et de la science (DP7)
- La liberté du penseur et la communication universelle (DP7)
- Ce que l'Un voir dans l'Un (DP7)
- Prolégomènes à toute science future qui se présenterait comme humaine (DP9)
- Débat avec Luc Ferry (DP9)
- Biographie de l'Oeil (DP9)
- Mon Parménide (DP9)
- Le point sur l'Un (in Ecrire le livre autour d'Edmond Jabès, Champ Vallon)
1990
- L'ancienne et la nouvelle attente (in Hommages à E. Jabès, Ed. du CNL)
- De la non-photographie (Ed. par Ciro bruni, Ed. du Germs)
- La science des phénomènes et la critique de la décision phénomènologique (DP9)
1991
- Cet invisible objet. Entretien avec F. Laruelle (Ph. Petit, in La fidélité, Autrement, série Morales n°1)
- Communauté philosophique, communauté scientifique (in La communauté en paroles, Pierre Mardaga ed.)
- Vers une théorie de la fractalité généralisée (in Ligeia n°9/10)
1993
- Fragments of an Anti-Guattari (in Long News in the Short Century, New-York, Long News)
- Essai de traduction "non-philosophique" d'un texte de Leibniz (in Où en est la philosophie ?, Wavre-Limal, Belgique, Edifie L.L.N.)
- Chorégraphie première, ou l'essence-de-danse (in Danse et pensée, Paris, GERMS)
- Préface à Sion Elbaz (Prélude au compromis : philosopher sans gravité, Paris, Kimé)
1994
- Préface au livre de Elbaz Sion, Prélude au compromis : philosopher sans gravité (Kimé, 1994)
1995
- Réponse à Deleuze (in La non-philosophie des contemporains (id.))
- Théorème sur l'idiome de l'Un (in Archipel n° 10, 1995)
- No-Filosofia, o la Democracia en el Pensar (in Idea e valores, Revista colombiana de filosopfia, Santafe de Bogota, Colombia)
1997
- L'universalité du régional (in Annales de l'Institut international de sociologie, Trieste, New series, vol. VI)
1998
- La Méditerranée comme problème épistémologique (in Aire régionale Méditerranée, Paris, UNESCO)
- Suprematia metafizicii (in Intre Wittgenstein si Heidegger, Valentin Muressan, Bucuresti, Editura Alternative)
1999
- Un Nuevo pensamiento mas que una nueva mitologia (in Diosa Episteme, Santa Fe, Arg., Circulo de Epistemologia de Rosario, VI- 5)
- The Decline of materialism in the Name of Matter (Warwick, The Warwick Journal of Philosophy, vol. 12 - Extrait de Principe de minorité)
- L'Utopie négative de l'art futur (Colloque du GERMS, Venise)
- Entretien avec F. Laruelle, non-philosophe (Bastien Gallet, in Musica Falsa n°13, Paris)
2000
- Alien-sans-aliénation. Programme pour une philo-fiction (in Gilbert Hottois(ed) Philosophie et science-fictio, Vrin)
- Entretien avec François Laruelle, non-philosophe (propos recueillis par Bastien Gallet in Musica Falsa, n°13, hiver 2000)
2001
2002
2003
- Parricide. Ou comment Saint-Gilles à l'Épée rectifie la non-philosophie (site ONPhI)
2004
- Nouvelle présentation de la non-philosophie (Colloque de Londres, site Onphi)
2005
- L'ordinateur transcendantal : une utopie philosophique (in Homo ex machina, Collectif, l'Harmattan, 2005)
- Obscénité de la philosophie (in Théorie-rébellion. Un ultimatum, Collectif, l'Harmattan, 2005)
- Discipline, tranchant, rigueur, leur conversion non-philosophique (Lettre non-philosophique du 25 Janvier 2005, site Onphi)
- Les invariants gnostiques et leur apport à la non-philosophie (Lettre non-philosophique du 14 Février 2006)
2006
- Les trois ordres de la pensée (Lettre non-philosophique du 18 Avril 2006. Site Onphi)
- La « solution finale » et la consommation du Mal (Lettre non-philosophique du 23 Juin 2006. Site Onphi)
- Décadence, Survie et Clandestinité de la non-philosophie (Lettre non-philosophique du 11 Septembre 2006. Site Onphi)
- Déconstruction et Non-philosophie (Lettre non-philosophique du 09 novembre 2006. Site Onphi)
2007
- Une généalogie parricide (non-philosophie et psychanalyse (Lettre non-philosophique du 27 février 2007 - Site Onphi
- Du Principe de Sécurité (PS) à la Défense générique (in Fabriques de l'insécurité, F. Laruelle éd., L'harmattan, coll. Nous les sans-philosophie, 2007)
- Les trois journalismes (transcendant, transcendantal, générique) (Lettre non-philosophique du 8 septembre 2007, Onphi)
- Tentative de biographie dans le style cardio-vasculaire (Lettre non-philosophique du 14 novembre 2007, Onphi)
2008
- Le connecteur ET…Et…Etc. et le générique (La lettre non-philosophique de François Laruelle du 1er avril 2008, Onphi)
- L'impossible fondation d'une écologie de l'océan (Lettre Non-Philosophique de François Laruelle du 07 Mai 2008, Onphi)
- Quelle science est la non-philosophie ? (Lettre Non-Philosophique de François Laruelle, novembre 2008)
2010
- Le code de la non-philosophie (Lettre Non-Philosophique de François Laruelle, février 2010)
- Le tsunami et le mythe du poisson-eau (revue Philo-fictions n°2, avril 2010)
- La fondation de la philosophie dans le ressentiment et sa purgation (Lettre Non-Philosophique de François Laruelle, août 2010)
- Le désespoir de la philosophie et la chute de la philosophie première (Lettre Non-Philosophique de François Laruelle, septembre 2010)
- Future Christ: A Lesson in Heresy, trad. Anthony Paul Smith, Continuum, 2010 (to be reed. Bloomsbury Academic, 2019)
- Philosophies of Difference: A critical Introduction to Non-Philosophy, trad. Rocco Gangle, Continuum, 2010
- The Non-Philosophy Project, Telos Press, 2012
- From Decision to Heresy: Experiments in Non-standard Thought, trad. divers, Urbanomics, 2012.
- Struggle and Utopia at the End Times of Philosophy, trad. Drew S. Burk et Anthony Paul Smith, Univocal, 2012
- Anti-Badiou: The Introduction of Maoism into Philosophy, trad. Robin Mackay, Continuum, 2013
- Dictionary of Non-Philosophy, trad. Taylor Adkins, Univocal Publishing LLC, 2013
- Philosophy and Non-Philosophy, tard. Taylor Adkins, Univocal Publishing LLC, 2013
- Principles of Non-Philosophy, trad. Nicola Rubczak et Anthony Paul Smith, Bloomsbury, 2013
- Non-Photographie - Photo-Fiktion, Merve, 2014
- Intellectuals and Power, trad. Anthony Paul Smith, Polity, 2014
- Introduction to Non-Marxism, trad. Anthony Paul Smith, Univocal Publishing, 2014
- General Theory of Victims, trad. Jessie Hock et Alex Dubilet, Polity, 2015
- Christo-Fiction: The Ruins of Athens and Jerusalem, trad. Robin Mackay, Columbia University Press, 2015
- Theory of Identities, trad. Alyosha Edlebi, Columbia University Press, 2016
- A Biography of Ordinary Man: On Authorities and Minorities, trad. anonyme, Polity, 2017
- The Last Humanity: A New Ecological Science, Bloomsbury Academic, 2018